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mardi 7 juillet 2026

La Tunisie / Gaston Vuillier, 1896

 



📖 La Tunisie de Gaston Vuillier (1896)

Publié en 1896 aux éditions Alfred Mame et Fils, La Tunisie de Gaston Vuillier est un ouvrage illustré consacré à la Tunisie de la fin du XIXᵉ siècle. Il s’inscrit dans la production des grands livres de voyage et d’observation ethnographique de cette période.

👤 L’auteur

Gaston Vuillier (1845-1915) est dessinateur, écrivain et voyageur. Formé aux arts graphiques, il collabore à plusieurs revues illustrées et consacre une grande partie de son œuvre au voyage et à la représentation des cultures méditerranéennes.

Ses publications se distinguent par une forte dimension graphique : il réalise lui-même de nombreux dessins à partir de ses carnets de voyage, donnant à ses récits une valeur à la fois documentaire et artistique.

🌍 Un voyage en Tunisie

Dans cet ouvrage, Gaston Vuillier décrit la Tunisie telle qu’il la découvre à la fin du XIXᵉ siècle.

Il évoque les principales villes du pays, notamment Tunis, Kairouan et Sousse, ainsi que différentes régions et paysages, du littoral aux espaces plus désertiques du Sud.

Son récit s’attache également aux scènes de la vie quotidienne : marchés, artisanat, costumes, traditions et activités sociales, dans une approche descriptive proche de l’observation ethnographique.

🎨 Un ouvrage richement illustré

L’ouvrage se distingue par la richesse de son iconographie. Les illustrations, réalisées d’après les dessins de l’auteur, accompagnent le texte et en constituent un prolongement visuel essentiel.

Le soin apporté à l’édition, le grand format et la qualité des reproductions témoignent du savoir-faire des grandes maisons d’édition illustrées de la fin du XIXᵉ siècle.

📜 Un témoignage historique

Au-delà de son intérêt artistique, La Tunisie constitue un document important pour l’histoire de la représentation du territoire tunisien.

Il permet d’observer les paysages, les villes et certains aspects de la vie quotidienne tels qu’ils pouvaient être perçus à la fin du XIXᵉ siècle. Il reflète également le regard d’un voyageur européen sur les sociétés qu’il traverse, dans le contexte intellectuel de son époque.

✨ Un ouvrage remarquable

Par la qualité de ses illustrations et la richesse de ses observations, La Tunisie de Gaston Vuillier s’impose comme un témoignage exceptionnel du livre de voyage illustré.

Il occupe une place importante dans les collections patrimoniales en raison de sa valeur documentaire, artistique et historique.

📚Ouvrage consultable à la bibliothèque sous la cote : In-Folio 660


  




vendredi 12 juin 2026

La Chine. Mœurs, usages, costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, cérémonies religieuses, monuments et paysages… de B. de Malpière

 


🏮 Un voyage en Chine au XIXe siècle : un trésor des collections patrimoniales

Parmi les ouvrages remarquables conservés dans les collections de la bibliothèque figure une spectaculaire publication en deux volumes parue à Paris entre 1825 et 1827 :

La Chine. Mœurs, usages, costumes, arts et métiers, peines civiles et militaires, cérémonies religieuses, monuments et paysages… de B. de Malpière.

Publié chez Firmin Didot et Goujon & Formentin, cet ouvrage monumental témoigne de la fascination exercée par la Chine sur l’Europe du début du XIXe siècle.

📚 Une encyclopédie illustrée de la Chine

À une époque où les voyages restent rares et où l’Extrême-Orient demeure largement méconnu du public européen, les livres illustrés constituent une véritable fenêtre ouverte sur le monde.

Conçu comme une vaste synthèse descriptive, l’ouvrage aborde aussi bien :

  • les coutumes et la vie quotidienne ;
  • les arts et métiers ;
  • les cérémonies religieuses ;
  • les monuments et paysages ;
  • l’organisation politique et administrative de l’Empire chinois.

Le texte est accompagné de nombreuses lithographies coloriées à la main représentant temples, costumes, scènes de rue ou architectures traditionnelles.

Feuilleter ces volumes revient ainsi à découvrir la Chine telle qu’on la rêvait et la représentait dans la France de la Restauration.

🎨 Un livre d’art autant qu’un document historique

La richesse iconographique constitue l’un des grands attraits de l’ouvrage.

La page de titre mentionne plusieurs artistes et sources prestigieuses, parmi lesquels :

  • le père jésuite Giuseppe Castiglione ;
  • le peintre chinois Pu-Qua ;
  • le voyageur et dessinateur William Alexander ;
  • ainsi que plusieurs artistes français, dont Eugène Devéria.

Les lithographies coloriées, imprimées dans un grand format particulièrement spectaculaire, témoignent du raffinement des grands livres illustrés du XIXe siècle.

✒️ Qui était B. de Malpière ?

Les informations sur l’auteur demeurent aujourd’hui relativement limitées.

Les catalogues bibliographiques anciens mentionnent parfois le nom de D. Bazin de Malpière. Il ne semble toutefois pas avoir été un grand voyageur ou un sinologue de terrain, mais plutôt un auteur-compilateur.

Son travail consiste à rassembler textes, récits, dessins et documents provenant de différentes sources européennes et asiatiques afin de proposer au public français une vaste synthèse consacrée à la Chine.

Cette démarche est caractéristique de l’orientalisme savant du début du XIXe siècle : un mélange de curiosité documentaire, d’admiration artistique et de fascination pour les cultures lointaines.

🌏 Une invitation au voyage

Avec ses pagodes, ses costumes, ses scènes de vie et ses paysages minutieusement représentés, La Chine de B. de Malpière demeure aujourd’hui encore une véritable invitation au voyage.

À travers ce trésor des collections patrimoniales, c’est tout un regard européen sur la Chine du XIXe siècle qui ressurgit : entre découverte, imagination et émerveillement.

📚 Ouvrage consultable à la bibliothèque sous la cote : In-Folio 572



mercredi 3 juin 2026

L’Astrolabe et le mystère de La Pérouse : une aventure maritime au cœur de notre rue

 


Dans notre bibliothèque, une nouvelle venue attire le regard : la maquette de L’Astrolabe. Derrière ses voiles et sa silhouette élégante se cache une histoire fascinante, faite de découvertes scientifiques, de voyages autour du monde… et d’un mystère maritime qui passionna toute l’Europe.

Son histoire résonne particulièrement pour nous, puisque notre bibliothèque est située rue La Pérouse.

De La Coquille à L’Astrolabe

Le navire que nous admirons aujourd’hui sous la forme d’une maquette n’est pas né sous le nom d’Astrolabe. Construit en 1811, il s’appelait d’abord La Coquille. Cette corvette de la Marine française, longue d’une trentaine de mètres et armée de quatorze canons, fut rapidement choisie pour des missions d’exploration scientifique.

Après un premier voyage autour du monde sous le commandement de Louis Duperrey, le navire fut confié en 1826 au navigateur et savant Jules Dumont d’Urville. C’est alors qu’il changea de nom pour devenir L’Astrolabe. Ce choix n’était pas anodin : il rendait hommage à un autre navire, disparu presque quarante ans plus tôt avec l’expédition de La Pérouse.

Dumont d’Urville, explorateur et scientifique

Jules Dumont d’Urville appartient à cette génération d’explorateurs du XIXᵉ siècle qui voyaient la mer comme un immense laboratoire. À bord de L’Astrolabe, il embarque des hydrographes, des naturalistes, des médecins et des dessinateurs.

L’expédition de 1826-1829 sillonne le Pacifique : Nouvelle-Zélande, Tasmanie, Fidji, Nouvelle-Guinée, îles Carolines et nombreuses terres encore mal connues des Européens. Les marins relèvent les côtes, corrigent les cartes et rassemblent des collections considérables de plantes, de roches et d’observations ethnographiques. Dumont d’Urville rapportera des milliers d’échantillons scientifiques et contribuera même à distinguer plusieurs grands ensembles culturels du Pacifique, popularisant les termes Mélanésie et Micronésie.

Quelques années plus tard, lors d’une seconde grande campagne menée avec L’Astrolabe et La Zélée, Dumont d’Urville se dirige vers les mers australes. Entre 1837 et 1840, l’expédition explore les régions antarctiques et prend possession pour la France d’une terre baptisée « Terre Adélie », en hommage à son épouse Adèle.

Le mystère de La Pérouse

Mais pour comprendre pourquoi L’Astrolabe porte ce nom, il faut remonter à la fin du XVIIIᵉ siècle.

En 1785, le navigateur Jean-François de Galaup, comte de La Pérouse, quitte Brest sur ordre de Louis XVI avec deux frégates : La Boussole et… un premier Astrolabe. Son expédition doit explorer le Pacifique, compléter les connaissances géographiques et rapporter des observations scientifiques. Après plusieurs années de navigation, les deux navires disparaissent mystérieusement après leur départ d’Australie en 1788.

La disparition frappe les esprits. La légende raconte que, la veille de son exécution en 1793, Louis XVI aurait encore demandé : « A-t-on des nouvelles de Monsieur de La Pérouse ? »

Pendant des décennies, nul ne sait ce qu’il est advenu des marins.

Vanikoro : retrouver les traces d’un drame

Lors de son voyage dans le Pacifique, Dumont d’Urville apprend qu’un capitaine, Peter Dillon, a découvert des objets pouvant provenir des navires de La Pérouse.

Il décide alors de se rendre à Vanikoro, dans l’archipel des îles Salomon.

Là, parmi les récifs, l’équipage de L’Astrolabe retrouve des ancres, des débris et des vestiges confirmant enfin le destin tragique de l’expédition disparue : les navires de La Pérouse avaient fait naufrage sur ces côtes en 1788. Dumont d’Urville recueille plusieurs pièces et fait ériger un monument à la mémoire des marins disparus.

Ainsi, L’Astrolabe de Dumont d’Urville ne fut pas seulement un navire d’exploration : elle fut aussi un bateau de mémoire.

Une maquette qui raconte une histoire

La maquette aujourd’hui exposée dans notre bibliothèque ne représente donc pas seulement un beau voilier du XIXᵉ siècle.

Elle raconte l’histoire d’hommes partis mesurer le monde, comprendre les océans et explorer des territoires lointains. Elle évoque aussi l’un des grands mystères maritimes français, celui de La Pérouse, dont le souvenir demeure vivant jusque dans le nom de notre rue.

Entre L’Astrolabe et la rue La Pérouse, le lien est donc profond : celui d’une mémoire maritime faite de curiosité scientifique, d’exploration et d’hommage aux navigateurs qui ont marqué l’histoire.




lundi 9 mars 2026

L’Amérique méridionale divisée en ses principaux États / sieur Janvier, 1762

 



📜Parmi les pièces remarquables conservées par la bibliothèque, la carte intitulée L’Amérique méridionale divisée en ses principaux États, réalisée en 1762 par Jean Janvier, géographe français actif dans la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle, témoigne de l’état des connaissances et des représentations du monde à l’époque des Lumières.

🗺️Publiée à Paris chez le graveur et éditeur Lattré, cette carte s’inscrit dans une production cartographique destinée à un public cultivé, soucieux de mieux appréhender les réalités géographiques et politiques des territoires ultramarins. Jean Janvier appartient à une génération de cartographes qui, dans le sillage des grands noms du XVIIIᵉ siècle, contribuent à diffuser un savoir géographique en pleine structuration.

🌍La carte offre une lecture essentiellement politique du continent sud-américain, alors dominé par les puissances coloniales européennes, en particulier les couronnes espagnole et portugaise. Les divisions territoriales représentées renvoient aux grandes entités administratives de l’époque, bien éloignées des frontières actuelles. Elle illustre ainsi les logiques de domination, d’exploitation et de circulation propres aux empires atlantiques.

🧭Sur le plan scientifique, l’œuvre révèle également les limites des connaissances géographiques du temps. Si les littoraux sont relativement bien définis, les espaces intérieurs — notamment l’Amazonie — demeurent partiellement incertains. Cette tension entre précision et approximation caractérise la cartographie du XVIIIᵉ siècle, nourrie à la fois par les observations, les récits de voyage et les héritages antérieurs.

🎨Par la qualité de sa gravure sur cuivre, la clarté de son tracé et la présence d’un cartouche ornemental, cette carte conjugue exigences scientifiques et dimension esthétique. Elle constitue aujourd’hui un témoignage précieux des pratiques cartographiques et des représentations du monde au siècle des Lumières, tout en illustrant le rôle des éditeurs parisiens dans la diffusion des savoirs géographiques.

💡Carte consultable à la bibliothèque sous la cote C-AM Sud / 19

mardi 10 février 2026

Reseña histórica de la Expedición de Cochinchina / Carlos Palanca Gutiérrez, 1869

 

Un témoignage espagnol rare sur la conquête de l’Indochine

Lorsqu’on évoque la conquête de la Cochinchine au XIXᵉ siècle, le récit est le plus souvent raconté du point de vue français. Pourtant, cette entreprise militaire fut aussi une aventure franco-espagnole, et l’Espagne y engagea des troupes venues principalement des Philippines. C’est précisément ce regard espagnol que donne à voir un ouvrage aujourd’hui peu connu : la Reseña histórica de la Expedición de Cochinchina, publiée en 1869.

Un ouvrage officiel et engagé

Écrit par Carlos Palanca Gutiérrez, commandant du contingent espagnol durant la campagne (1858–1862), le livre n’est ni un simple récit de voyage ni une chronique a posteriori. Il s’agit d’un témoignage de première main, rédigé par un officier supérieur soucieux de consigner les faits, de défendre l’action de ses hommes et de fixer une mémoire officielle de l’expédition.

L’ouvrage est explicitement dédié à l’Armée espagnole (« Dedicada al Ejército »), ce qui en dit long sur son ambition : inscrire l’engagement espagnol dans l’histoire militaire nationale, à une époque où le pays cherche à réaffirmer son rôle international.

L’auteur : Carlos Palanca Gutiérrez

Né en 1819, Carlos Palanca Gutiérrez est un officier de carrière, promu mariscal de campo. Envoyé en Cochinchine comme chef des forces espagnoles, il agit en coordination avec le commandement français, tout en représentant les intérêts de Madrid.

Dans l’édition originale de 1869, un frontispice gravé le représente en uniforme. Ce portrait n’est pas anodin : il affirme l’autorité de l’auteur et rappelle que le livre est aussi un acte de responsabilité publique. Palanca écrit en tant que commandant, mais aussi en tant que témoin direct d’une guerre lointaine, marquée par des difficultés logistiques, sanitaires et politiques.

Une introduction hautement politique

Dès les premières pages, Palanca s’adresse à Son Excellence le général comte de Reus, Juan Prim y Prats, figure majeure de l’Espagne de l’après-Révolution de 1868 et président du Conseil en 1869. Cette adresse place l’ouvrage dans un contexte très précis : celui d’une Espagne en pleine recomposition politique, cherchant à reconnaître et à valoriser l’action de son armée.

Une source à valeur quasi archivistique

L’un des grands intérêts de la Reseña histórica réside dans l’abondance de documents officiels qu’elle reproduit : correspondances, ordres, rapports et dépêches échangés entre Palanca, les autorités espagnoles et le commandement français. Ces pièces donnent au livre une dimension presque archivistique et en font une source primaire essentielle pour les historiens de la colonisation et de l’histoire militaire.

Un regard espagnol sur une histoire souvent racontée par d’autres

Au-delà de l’événement militaire, l’ouvrage révèle une autre manière de percevoir la conquête de la Cochinchine : alliances parfois fragiles, rivalités implicites, sentiment d’honneur national et volonté de reconnaissance. À ce titre, le livre de Palanca constitue un contrepoint précieux aux récits français dominants.

👉Conservée dans son édition originale de 1869, complète de son frontispice, la Reseña histórica de la Expedición de Cochinchina est à la fois un document historique majeur et un objet patrimonial rare, témoin d’un épisode oublié de l’histoire coloniale européenne.

📚Ouvrage consultable à la bibliothèque sous la cote 68.873





mardi 13 janvier 2026

Como eu atravessei África / Alexandre de Serpa Pinto, 1881



📘Publié à Londres en 1881 par l’éditeur Sampson Low, Marston, Searle & Rivington, Como eu atravessei África est l’œuvre majeure de l’explorateur portugais Alexandre de Serpa Pinto. Cet ouvrage en deux volumes constitue un témoignage essentiel de la littérature d’exploration du XIXᵉ siècle et occupe une place remarquable parmi les trésors de notre bibliothèque.

Dans ce récit, Serpa Pinto relate sa traversée de l’Afrique australe, depuis la côte atlantique, en Angola, jusqu’à l’océan Indien. Cette expédition, menée dans les années 1870, s’inscrit dans une période où de vastes régions du continent africain restaient encore peu connues des Européens. L’auteur se présente à la fois comme voyageur, observateur scientifique et narrateur, mêlant aventure personnelle et volonté de connaissance.

👤Alexandre Alberto da Rocha de Serpa Pinto (1846–1900) est un officier de l’armée portugaise et l’une des figures majeures de l’exploration africaine au XIXᵉ siècle. Formé à la carrière militaire, il participe très tôt à plusieurs expéditions en Afrique, dans un contexte où le Portugal cherche à affirmer sa présence et son influence sur le continent. Sa grande traversée de l’Afrique australe, d’ouest en est, lui vaut une reconnaissance internationale et le place parmi les explorateurs européens les plus renommés de son époque. Serpa Pinto se distingue par sa volonté de combiner exploration, observation scientifique et cartographie, laissant une œuvre écrite et graphique importante. Ses récits, traduits et publiés à l’étranger, notamment à Londres, témoignent de l’intérêt que suscitait son travail bien au-delà du Portugal.

🔎L’ouvrage se distingue par la richesse de ses contenus. Au fil des pages, Serpa Pinto décrit les paysages traversés, les fleuves, les reliefs et les conditions climatiques, tout en livrant de nombreuses observations géographiques destinées à compléter les cartes de l’époque. Le récit accorde également une place importante aux peuples rencontrés, à leurs modes de vie, leurs coutumes et leurs structures sociales, offrant ainsi un aperçu ethnographique caractéristique des écrits du XIXᵉ siècle.

Illustré de cartes, gravures et croquis, souvent réalisés à partir des propres dessins de l’auteur, Como eu atravessei África est aussi un objet éditorial remarquable. Ces illustrations renforcent la dimension documentaire de l’ouvrage et témoignent du soin apporté à sa publication. L’édition londonienne de 1881 reflète l’intérêt international porté aux grandes expéditions africaines et à la diffusion du savoir géographique.


📗Aujourd’hui, cet ouvrage se lit à la fois comme un récit d’aventure et comme un document historique. Il permet de mieux comprendre le regard porté sur l’Afrique à la fin du XIXᵉ siècle, dans un contexte marqué par les explorations, les ambitions scientifiques et les enjeux politiques de l’époque. À ce titre, il constitue une source précieuse pour les chercheurs, les amateurs d’histoire, mais aussi pour tous les lecteurs curieux de découvrir les grandes pages de la littérature de voyage.

📚Ouvrage consultable à la bibliothèque sous la cote : 69.533





 

mardi 9 décembre 2025

Angkor the Magnificent : the wonder city of ancien cambodia / H. Churchill Candee, 1925

 


🌿 Angkor the Magnificent (1925) — Le regard d’Helen Churchill Candee sur la cité perdue d’Angkor
En 1925 paraît à Londres, chez H. F. & G. Witherby, un ouvrage somptueux intitulé Angkor the Magnificent: The Wonder City of Ancient Cambodia. Son autrice, Helen Churchill Candee, est une Américaine hors du commun : écrivaine, décoratrice d’intérieur, féministe, survivante du Titanic et grande voyageuse. Ce livre, tiré d’un séjour qu’elle effectua à Angkor en 1922, est l’un des tout premiers récits anglophones à faire connaître au grand public occidental les merveilles de la civilisation khmère.

🏯 Une œuvre fondatrice sur Angkor
À l’époque, les ruines d’Angkor sont encore peu connues hors d’Asie. Découvertes au XIXᵉ siècle par les explorateurs français, elles fascinent les archéologues, mais demeurent mystérieuses pour le grand public. Helen Churchill Candee décide d’y consacrer un livre après avoir exploré le site, accompagnée de son fils et de guides cambodgiens.
Dans Angkor the Magnificent, elle décrit avec une sensibilité rare les temples d’Angkor Wat, du Bayon, de Preah Khan, et les paysages environnants. Son regard mêle la curiosité d’une voyageuse éclairée et l’émotion d’une femme qui découvre la grandeur d’un monde oublié. Sa prose poétique évoque aussi la vie locale, les moines, les marchés et l’atmosphère presque surnaturelle des ruines envahies par la jungle.

📘 L’édition Witherby de 1925 : un bel objet de voyage
L’édition publiée par H. F. & G. Witherby, à Londres en 1925, constitue la première édition britannique de l’ouvrage, parue peu après la version new-yorkaise (Frederick A. Stokes Company, 1924).
Cette édition britannique, destinée à un lectorat cultivé et amateur d’orientalisme, se distingue par la qualité de ses photographies et son impression soignée.

✨ Un héritage durable
Angkor the Magnificent demeure une lecture incontournable pour qui s’intéresse à l’histoire d’Angkor et à la littérature de voyage.
Plus qu’un simple guide, c’est un témoignage d’émerveillement face à une civilisation redécouverte, et un texte où l’on perçoit la transition entre l’exploration coloniale et le tourisme culturel naissant.

📚Ouvrage consultable à la bibliothèque sous la cote : 69.781